Sur les marchés actions, la descente est souvent plus périlleuse que la montée

La correction observée fin janvier a déclenché une vague de volatilité relativement soutenue tout au long de l’année 2018. En effet, les investisseurs sont progressivement devenus plus attentifs aux risques potentiels et ont commencé à se détourner des valeurs de croissance, au profit de titres plus défensifs et mieux armés pour faire face à des conditions de marché plus turbulentes. Selon nous, malgré le rebond relatif des marchés ces dernières semaines, la volatilité persistante laisse la voie ouverte à de nouveaux chocs. Dès lors, toute la question est de savoir s’il convient de rechercher la croissance et le momentum ou de jouer la sécurité et investir dans des entreprises au profil plus défensif.

Pour répondre à cette question, il peut être pertinent d’analyser les 40 années de données tirées de l’indice S&P 500 relatives aux entreprises américaines. Plus spécifiquement, il convient de s’intéresser à l’asymétrie qui existe entre l’impact de marchés baissiers et de marchés haussiers sur la performance globale des investisseurs. En d’autres termes, sur les quarante dernières années, les conséquences auraient été nettement plus sévères pour les investisseurs qui ne seraient pas parvenus à éviter les 10 plus mauvais jours de bourse que pour ceux qui auraient raté les 10 meilleurs.

Par analogie avec le milieu de la montagne, le nombre d’accidents mortels chez les alpinistes est bien plus élevé dans les phases de descente depuis le sommet que dans les phases de montée. Cette particularité s’explique essentiellement par le fait que les alpinistes utilisent la majorité de leurs ressources dans la montée, tandis qu’ils ont tendance à être plus fatigués physiquement et mentalement et progresser avec des réserves à vide dans la descente.

De la même manière, l’inflation des prix des actifs soutenue par la politique monétaire accommodante des banques centrales, couplée à l’abondance de financement bon marché, a entraîné les marchés vers de nouveaux sommets historiques. Or, à mesure du retrait des ressources, les réserves nécessaires pour soutenir la trajectoire haussière des marchés diminuent comme neige au soleil.

Pour rester dans le monde de l’alpinisme, nous sommes d’avis que la situation ne pourrait pas être plus claire : il est plus important de chercher à s’acclimater, se préparer correctement et gérer prudemment ses ressources pour augmenter ses chances de survie dans la descente. Sur les marchés actions, une telle approche est possible : pour tenter d’accroître sa performance dans des périodes de volatilité ou de baisse des marchés, il convient de privilégier les entreprises affichant des bilans robustes, associés à une génération transparente et régulière de cash-flow pouvant être captée sous la forme de revenus du dividende.

Nick Clay, gérant, Newton Investment Management.

La correction observée fin janvier a déclenché une vague de volatilité relativement soutenue tout au long de l’année 2018. En effet, les investisseurs sont progressivement devenus plus attentifs aux risques potentiels et ont commencé à se détourner des valeurs de croissance, au profit de titres plus défensifs et mieux armés pour faire face à des conditions de marché plus turbulentes. … en savoir plus

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Les avancées de la technologie des batteries pourraient alimenter un nouvel essor du transport électrique

Alors que le marché des véhicules électriques et autonomes est en pleine évolution, des percées significatives sont réalisées dans la technologie des batteries, et les efforts se concentrent désormais sur la construction de blocs de batteries capables de concurrencer les moteurs thermiques sur le terrain des coûts.

Le prix futur des blocs de batteries suscite de nombreux débats, l’objectif de 100 USD par kilowattheure étant souvent cité comme le niveau permettant de concurrencer les moteurs à essence et diesel traditionnels. Compte tenu des récents progrès technologiques, cet objectif pourrait être atteint en 2022-23.

Le coût des batteries a déjà diminué d’environ 15% par an au cours des dix dernières années. La fabrication à grande échelle et les ajustements dans la façon dont les produits chimiques et la technologie sont utilisés dans la construction des batteries contribuent également à améliorer la densité énergétique de ces dernières, ainsi que l’autonomie des véhicules électriques.

Les principaux fabricants de pneus relèvent de leur côté le défi que constitue le poids des VE, en concevant de nouveaux pneus spécifiquement adaptés. En raison du poids et du couple plus élevé des véhicules électriques à batterie, leurs roues ont besoin de pneus plus solides, avec une résistance au roulement plus faible. Les pneus devront donc s’améliorer progressivement pour soutenir ce marché.

Frank Goguen et Barry Mills, analystes senior – The Boston Company, société de gestion de BNY Mellon

Alors que le marché des véhicules électriques et autonomes est en pleine évolution, des percées significatives sont réalisées dans la technologie des batteries, et les efforts se concentrent désormais sur la construction de blocs de batteries capables de concurrencer les moteurs thermiques sur le terrain des coûts. Le prix futur des blocs de batteries suscite de nombreux débats, l’objectif de … en savoir plus

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Prêts pour la révolution de la 5G ?

La dernière transition en date, qui nous a conduits de la 3G à la 4G, a essentiellement consisté en une augmentation de la vitesse des communications en ligne. Mais la 5G est une technologie cellulaire plus complexe, permettant des types d’application entièrement nouveaux et offrant aux utilisateurs l’accès à un spectre sans fil jusqu’alors inutilisable avec les technologies antérieures.

La latence réduite – ou la réactivité de la 5G – ouvre des perspectives pour une multitude de nouvelles applications en millisecondes, telles que les drones contrôlés et les véhicules autonomes. La 5G favorisera notamment le développement de l’Internet des objets, son réseau sans fil permettant des communications de machine à machine de plus en plus fréquentes.

De nombreux opérateurs ont passé les deux dernières années à déployer la fibre et sont désormais propriétaires de ces actifs. Si de lourds investissements ont été réalisés dans ces infrastructures, elles restent la plupart du temps sous-utilisées. Selon nous, ces actifs d’infrastructure de fibre optique recèlent des opportunités attrayantes et le marché devrait leur accorder une plus grande valeur à mesure de l’interconnexion accrue au niveau mondial. Enfin, les villes intelligentes pourraient englober un million d’applications auxquelles nous n’avons pas encore pensé, mais qu’il faudra bien entendu rendre possibles.

Matthew Griffin, analyste senior – The Boston Company, société de gestion de BNY Mellon

La dernière transition en date, qui nous a conduits de la 3G à la 4G, a essentiellement consisté en une augmentation de la vitesse des communications en ligne. Mais la 5G est une technologie cellulaire plus complexe, permettant des types d’application entièrement nouveaux et offrant aux utilisateurs l’accès à un spectre sans fil jusqu’alors inutilisable avec les technologies antérieures. La … en savoir plus

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Mind the gap : pourquoi la diversité hommes-femmes compte.

L’égalité hommes-femmes a clairement fait couler beaucoup d’encre dans les médias au cours de l’année écoulée, les campagnes #MeToo et #TimesUp suscitant un soutien et une attention planétaires. Les récentes mesures des écarts de salaire au Royaume-Uni ont également révélé les fortes inégalités de traitement entre les sexes qui persistent dans la plupart des secteurs et des entreprises. Bon nombre de ces conversations sont focalisées sur l’impact social potentiel d’une défense de l’égalité hommes-femmes sur le lieu de travail. Toutefois, les études montrent que, parallèlement à un impact social positif, l’accroissement du nombre de femmes dans les entreprises (et le soutien aux femmes en poste) recèle de nombreux avantages macroéconomiques potentiels. Atteindre la parité hommes-femmes devrait donc faire partie des objectifs de tous les investisseurs, et non seulement de ceux privilégiant l’impact social.

Les études montrent que le niveau d’instruction, sur l’ensemble du globe, est peu ou prou identique. Par exemple, en Arabie saoudite, où les femmes ne sont autorisées à conduire et à assister aux grands événements sportifs que depuis peu, la supériorité numérique des filles dans l’enseignement primaire est légèrement plus marquée qu’en Islande — pays réputé pour son progressisme en matière de parité. Cependant, bien qu’elles représentent 50% de la population mondiale en âge de travailler, les femmes ne génèrent que 37% du PIB mondial, ce qui semble indiquer qu’elles constituent une ressource significativement sous-utilisée compte tenu de leur niveau d’éducation comparable.

Une grande partie de cet écart tient à deux facteurs clés. Premièrement, le manque de femmes à des postes de direction, aussi bien professionnels que politiques. Deuxièmement, l’énorme quantité de travail de soins non rémunéré effectué par les femmes par rapport aux hommes. Le renforcement de l’égalité dans la participation des femmes au travail — en termes de nombre de femmes actives, mais aussi d’amélioration de l’égalité dans l’accès aux postes à responsabilité, dans l’ensemble des secteurs — comporte trois avantages.

Lottie Meggitt,  analyste en investissement responsable – Newton Investment, société de gestion de BNY Mellon

L’égalité hommes-femmes a clairement fait couler beaucoup d’encre dans les médias au cours de l’année écoulée, les campagnes #MeToo et #TimesUp suscitant un soutien et une attention planétaires. Les récentes mesures des écarts de salaire au Royaume-Uni ont également révélé les fortes inégalités de traitement entre les sexes qui persistent dans la plupart des secteurs et des entreprises. Bon nombre … en savoir plus

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Le casse-tête des notations BBB : un accident programmé ?

La composition du marché américain des obligations d’entreprises investment grade (IG) a connu une transformation spectaculaire au cours des dix dernières années. Le boom des fusions-acquisitions financées par la dette et de l’activité de rachats d’actions a entraîné un accroissement de l’endettement et suscité une explosion du crédit IG sur le segment BBB aux États-Unis. Malgré les dégradations de certains émetteurs, certains signes laissent penser que les agences de notation ont sans doute été trop indulgentes, plaçant une confiance excessive dans la capacité/la volonté des entreprises de se désendetter dans un délai déterminé.

Cependant, la tendance générale à la hausse de l’endettement est cohérente avec un contexte de renforcement de l’économie. L’économie américaine se trouve toujours dans une phase d’expansion prolongée, entamée il y a près d’une décennie et qui, si elle se poursuit jusqu’à l’été 2019, deviendra la plus longue de son histoire. Parallèlement aux récentes réformes fiscales, cette situation offre un environnement très favorable aux entreprises américaines. Les réformes fiscales devraient conduire à l’amélioration des flux de trésorerie disponible des entreprises, leur permettant de supporter des charges d’endettement plus importantes. En outre, le coût de la dette après impôts, désormais plus élevé, rend le recours à l’endettement moins attrayant du point de vue de l’émetteur. Cela pourrait freiner les émissions de dette opportunistes. Compte tenu de la politique monétaire toujours accommodante, de la situation de plein emploi et du fait que l’inflation au sens de la Fed a atteint 2% pour la première fois en six ans, la hausse de l’endettement des entreprises est somme toute logique.

Il convient également de noter que les valorisations des titres de créance notés BBB demeurent attrayantes par rapport à l’historique des taux de défaut. Toutefois, si le cycle de crédit s’inverse alors que les entreprises ne se sont pas suffisamment désendettées, les agences de notation pourraient être contraintes de dégrader certaines de ces grandes capitalisations au niveau high yield. Nous pensons donc que la sélection de titres est plus importante que jamais.

Peter Bentley, directeur de la gestion crédit monde & Royaume-Uni, Insight Investment – société de Gestion de BNY Mellon

La composition du marché américain des obligations d’entreprises investment grade (IG) a connu une transformation spectaculaire au cours des dix dernières années. Le boom des fusions-acquisitions financées par la dette et de l’activité de rachats d’actions a entraîné un accroissement de l’endettement et suscité une explosion du crédit IG sur le segment BBB aux États-Unis. Malgré les dégradations de certains … en savoir plus

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Correction des marchés émergents : une sortie inopportune ?

Sans conteste, les marchés émergents ont été mis à rude épreuve depuis le début de l’année et la frilosité des investisseurs n’a rien de surprenant. Des événements tels que la politique italienne ou les futures décisions de Trump en matière de politique commerciale, susceptibles de créer des chocs négatifs, sont difficiles à mesurer ou à anticiper. Une sortie des marchés émergents nous semble cependant prématurée. En effet, nos perspectives macroéconomiques mondiales sont plutôt favorables à cette classe d’actifs.

Les principaux facteurs exogènes devraient permettre d’inverser la tendance récente et de renforcer des actifs émergents tels que la dette en devise locale. Si les taux d’intérêt américains peuvent encore progresser légèrement, l’essentiel des hausses de taux de la Fed est déjà intégré dans les courbes de taux à terme. La perspective d’une croissance mondiale relativement saine continue de soutenir les prix des matières premières, ce qui représente indéniablement une aubaine pour de nombreux pays exportateurs. Enfin, nous estimons que certains facteurs fondamentaux qui laissent présager d’une dépréciation du dollar US demeurent intacts. Selon nous, le dollar US est en outre surévalué, notamment au vu de la montée du double déficit, extérieur et budgétaire. Nous anticipons donc un recul du dollar, qui devrait bénéficier à la classe d’actifs. Nous sommes convaincus que celle-ci finira par se redresser et affichera une performance robuste, à condition de se montrer patient.

Federico Garcia Zamora, directeur marchés émergents – Standish

Sans conteste, les marchés émergents ont été mis à rude épreuve depuis le début de l’année et la frilosité des investisseurs n’a rien de surprenant. Des événements tels que la politique italienne ou les futures décisions de Trump en matière de politique commerciale, susceptibles de créer des chocs négatifs, sont difficiles à mesurer ou à anticiper. Une sortie des marchés … en savoir plus

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Se mettre au vert : un relais de croissance pour le marché obligataire ?

Les obligations vertes offrent aux acteurs recherchant une exposition aux investissements durables la possibilité d’investir dans le « E » (composante environnementale) de leur mandat environnemental, social et de gouvernance (ESG). Elles permettent aux investisseurs de favoriser la transition vers un monde bas carbone en finançant des projets verts spécifiques.

Historiquement, l’exposition à ce type de projets se faisait par le biais du financement par la dette, plus risqué et moins liquide. Les obligations vertes spécifiant « l’utilisation des produits » ont l’avantage de s’appuyer sur la note de crédit de l’émetteur. Le risque spécifique à chaque projet et le risque de crédit général s’en trouvent réduits. Le fait que les flux de trésorerie finançant les coupons et le nominal proviennent d’activités non vertes n’empêche pas l’obligation d’être considérée comme « verte ».

Il s’agit encore d’un marché de niche, même si les obligations vertes se négocient à un spread similaire à celui des obligations non vertes, ce qui incite les investisseurs n’ayant pas de mandats verts spécifiques à y investir.

Pour que la classe d’actifs se développe réellement, il est cependant indispensable que des entreprises d’un éventail de secteurs et de régions géographiques plus large soient encouragées à entrer sur le marché, ce qui augmentera la liquidité. Les pays émetteurs d’obligations vertes sont susceptibles de montrer l’exemple.

Grâce à la meilleure visibilité des obligations vertes, la structure du marché devrait continuer de s’améliorer au fil du temps. Cependant, une croissance significative ne pourra se faire sans une plus grande diversification des notations de crédit, secteurs et régions, permettant d’améliorer la liquidité. Elle nécessitera également des normes internationales communes d’évaluation des obligations individuelles.

Scott Freedman, analyste et gérant obligataire – Newton, société de gestion de BNY Mellon

Les obligations vertes offrent aux acteurs recherchant une exposition aux investissements durables la possibilité d’investir dans le « E » (composante environnementale) de leur mandat environnemental, social et de gouvernance (ESG). Elles permettent aux investisseurs de favoriser la transition vers un monde bas carbone en finançant des projets verts spécifiques. Historiquement, l’exposition à ce type de projets se faisait par le biais … en savoir plus

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Montée des tensions dans le conflit commercial sino-américain

Des droits de douane américains de 25% ont été imposés ce mois-ci sur 34 mds USD de marchandises en provenance de Chine, alors que 16 mds USD supplémentaires seront également taxés après une période de consultation. Jusqu’à présent, l’impact économique direct de ces droits de douane semble minime. Les exportations de métaux à destination des États-Unis représentent moins de 3% du total des exportations, y compris pour le Canada et le Mexique. Concernant la Chine, les dernières mesures n’entraîneraient qu’une réduction de 0,1-0,2% de la croissance du PIB. Toutefois, la menace formulée par Trump de taxer 200 mds USD d’importations chinoises supplémentaires pourrait avoir des conséquences plus tangibles sur la croissance et l’appétit pour le risque.

Les économies américaine et chinoise sont essentiellement tournées vers le marché intérieur (les exportations ne constituent que 10% du PIB aux États-Unis et 20% en Chine). Cependant, ces difficultés exogènes aggravent, dans le cas de la Chine, le ralentissement économique causé par la politique de désendettement de Pékin. En outre, si les IDA manufacturiers chinois continuent de refléter la croissance, les nouveaux IDA à l’exportation indiquaient un affaiblissement de la dynamique commerciale avant même la dernière série de droits de douane. Les responsables politiques de Pékin ont commencé à réagir, la Banque populaire de Chine (BPC) offrant un soutien rhétorique au renminbi, tandis que les récentes réductions ciblées du ratio des réserves obligatoires pour les grandes banques indiquent une approche plus nuancée du désendettement.

Les tensions sino-américaines (aussi bien économiques que géopolitiques) pourraient bien s’installer durablement dans le monde de l’investissement, tendance que les marchés commencent à refléter dans les prix. Malgré le raccourcissement de sa « liste négative » sectorielle le mois dernier, la Chine reste particulièrement restrictive et sélective en matière d’investissements directs étrangers et la politique phare du président Xi, « Made in China 2025 », semble avoir amené les responsables politiques américains de tous bords à prendre conscience des limites de « l’engagement constructif » et des défis posés par la Chine.

Trevor Holder, gérant de portefeuilles – Newton, société de gestion de BNY Mellon.

Des droits de douane américains de 25% ont été imposés ce mois-ci sur 34 mds USD de marchandises en provenance de Chine, alors que 16 mds USD supplémentaires seront également taxés après une période de consultation. Jusqu’à présent, l’impact économique direct de ces droits de douane semble minime. Les exportations de métaux à destination des États-Unis représentent moins de 3% … en savoir plus

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La révolution du covoiturage et les opportunités d’investissement

Il faudra sûrement des années pour développer et intégrer complètement des systèmes de covoiturage, mais nous pensons que des progrès importants seront faits d’ici 2020/2021 et que les gens seront plus conscients de l’importance de ce secteur à ce stade. À l’avenir, les citadins seront moins enclins à acheter une voiture s’ils jouissent de bons services de transport et nous ne sommes pas les seuls à croire que le monde évolue vers une utilisation plus généralisée des robots taxis et des véhicules automatisés.

Les villes équipées de transports publics vétustes pourraient considérer le covoiturage comme un complément idéal aux transports publics. Le covoiturage prend tout son sens dans des villes possédant des réseaux de transports publics déplorables, tandis que la mobilité partagée suscite également un vif intérêt dans des marchés internationaux comme la Chine. De nombreux citadins prennent progressivement conscience que la détention d’une voiture constitue un gaspillage de ressources, car la voiture passe le plus clair de son temps sur une place de parking et, lorsque ça n’est pas le cas, elle contribue aux embouteillages.

À bien des égards, le covoiturage s’apparente au fait de se tenir assis à côté d’étrangers dans le métro ou dans un bus et la présence de caméras de sécurité embarquées dans les voitures sans chauffeur pourrait rassurer davantage les passagers. Les jeunes générations suivent d’ores et déjà la tendance et je pense que le nombre d’adeptes augmentera progressivement.

 

Barry Mills, analyste senior – The Boston Company

 

Il faudra sûrement des années pour développer et intégrer complètement des systèmes de covoiturage, mais nous pensons que des progrès importants seront faits d’ici 2020/2021 et que les gens seront plus conscients de l’importance de ce secteur à ce stade. À l’avenir, les citadins seront moins enclins à acheter une voiture s’ils jouissent de bons services de transport et nous … en savoir plus

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Comment les émergents brûlent les étapes du développement économique

Le « smartphone » a fait tomber les barrières de marché, accélérant le changement au sein de divers secteurs de l’économie. À travers le monde émergent, la technologie offre aux consommateurs un outil puissant qui a permis aux entreprises de plusieurs secteurs de devancer leurs pairs des marchés développés. Cet outil a, en effet, accéléré le développement de ces acteurs en leur permettant de franchir plus rapidement que prévu les différentes étapes de leur modèle économique. En Chine, les applications pour téléphone portable telles qu’Alipay et WeChat mettent à la disposition des consommateurs des plateformes si intimement intégrées à leur vie quotidienne qu’elles ont provoqué une envolée des paiements mobiles. En Afrique, selon les prévisions de McKinsey, 450 millions de personnes utiliseront les services bancaires par téléphone d’ici cinq ans, ce qui devrait signer le déclin des réseaux d’agences physiques. Au niveau des échanges de flux, les applications mobiles facilitent les transferts de capitaux des pays développés vers les économies émergentes du fait de l’envoi de fonds par les travailleurs à leur pays d’origine. Ces mutations n’en sont qu’à leurs prémices. Elles vont brouiller davantage encore les lignes qui séparent l’univers développé du monde émergent, contraignant les investisseurs à considérer d’un autre œil l’éventail de possibilités que ce dernier aura à leur offrir.

Colm McDonagh, Directeur dette émergente, Insight – une société de gestion de BNY Mellon 

Le « smartphone » a fait tomber les barrières de marché, accélérant le changement au sein de divers secteurs de l’économie. À travers le monde émergent, la technologie offre aux consommateurs un outil puissant qui a permis aux entreprises de plusieurs secteurs de devancer leurs pairs des marchés développés. Cet outil a, en effet, accéléré le développement de ces acteurs … en savoir plus

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