Comment les émergents brûlent les étapes du développement économique

Le « smartphone » a fait tomber les barrières de marché, accélérant le changement au sein de divers secteurs de l’économie. À travers le monde émergent, la technologie offre aux consommateurs un outil puissant qui a permis aux entreprises de plusieurs secteurs de devancer leurs pairs des marchés développés. Cet outil a, en effet, accéléré le développement de ces acteurs en leur permettant de franchir plus rapidement que prévu les différentes étapes de leur modèle économique. En Chine, les applications pour téléphone portable telles qu’Alipay et WeChat mettent à la disposition des consommateurs des plateformes si intimement intégrées à leur vie quotidienne qu’elles ont provoqué une envolée des paiements mobiles. En Afrique, selon les prévisions de McKinsey, 450 millions de personnes utiliseront les services bancaires par téléphone d’ici cinq ans, ce qui devrait signer le déclin des réseaux d’agences physiques. Au niveau des échanges de flux, les applications mobiles facilitent les transferts de capitaux des pays développés vers les économies émergentes du fait de l’envoi de fonds par les travailleurs à leur pays d’origine. Ces mutations n’en sont qu’à leurs prémices. Elles vont brouiller davantage encore les lignes qui séparent l’univers développé du monde émergent, contraignant les investisseurs à considérer d’un autre œil l’éventail de possibilités que ce dernier aura à leur offrir.

Colm McDonagh, Directeur dette émergente, Insight – une société de gestion de BNY Mellon 

Le « smartphone » a fait tomber les barrières de marché, accélérant le changement au sein de divers secteurs de l’économie. À travers le monde émergent, la technologie offre aux consommateurs un outil puissant qui a permis aux entreprises de plusieurs secteurs de devancer leurs pairs des marchés développés. Cet outil a, en effet, accéléré le développement de ces acteurs … en savoir plus

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Les raisons de la remontée de la popularité de D. Trump

Le populisme est une idéologie politique qui repose sur l’idée que les citoyens seraient exploités et maltraités par un petit groupe de privilégiés formant une élite. Dès lors, il n’est guère étonnant que ce mouvement connaisse actuellement un regain d’intérêt dans les sondages.

Aux États-Unis, les salaires réels de la classe moyenne et des couches plus populaires stagnent depuis plus de dix ans. Or, sur la même période, les 5% les mieux rémunérés ont bénéficié d’une forte hausse de leurs revenus. Par conséquent, un tel environnement ne peut être source que d’insatisfaction, en particulier si l’on est contraint d’assister en toute impuissance à la bonne fortune de son voisin.

Cette période a également coïncidé avec la récession qui a éclaté dans le sillage de la crise financière, elle-même suivie par la reprise économique la moins robuste observée en près de 100 ans. Le populisme est perçu comme l’un des principaux facteurs ayant contribué à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en novembre 2016. Mais cette envolée des mouvements populistes ne se cantonne pas uniquement à la scène politique américaine. L’évolution des manifestes politiques sur la base desquels les candidats se font élire est susceptible d’entraîner des changements d’orientation politique et, par voie de conséquence, d’affecter les marchés d’actions.

À présent, nous avons un président « populiste » qui tranche clairement par ses politiques et son approche de communication avec l’électorat. Il est certes très controversé, mais en dépit de son style et de son approche, force est de constater qu’il est parvenu à faire voter certaines de ses principales mesures politiques. Hormis la réforme de l’Obamacare, il a réussi à réduire le taux d’imposition des sociétés, permettant aux entreprises américaines de rapatrier leurs bénéfices à un taux inférieur, et a entamé une réforme réglementaire.

Selon nous, ses principaux axes politiques sont dans l’ensemble favorables à la croissance et aux entreprises. Dans ce contexte, le marché des actions américaines nous semble source d’opportunités.

Chuck Cook, stratégiste chez The Boston Company – Société de gestion de BNY Mellon IM

Le populisme est une idéologie politique qui repose sur l’idée que les citoyens seraient exploités et maltraités par un petit groupe de privilégiés formant une élite. Dès lors, il n’est guère étonnant que ce mouvement connaisse actuellement un regain d’intérêt dans les sondages. Aux États-Unis, les salaires réels de la classe moyenne et des couches plus populaires stagnent depuis plus … en savoir plus

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Le secteur obligataire de 3 800 milliards USD dont vous ignorez peut-être l’existence

Ces douze derniers mois, les États-Unis ont connu de nombreux événements et catastrophes climatiques majeurs. Le pays affiche à son compteur trois ouragans : Harvey au Texas, Irma en Floride et Maria à Porto Rico. Les dégâts occasionnés par ces trois ouragans avoisinent 203 mds USD. Ces événements ont un impact sur les économies locales, les infrastructures des communautés ainsi que leurs bases de revenus et recettes fiscales.

Les États-Unis ont également subi une série de tornades, d’inondations et, sur la côte est, d’importantes tempêtes de neige. Des mots oubliés de nos dictionnaires refont surface, notamment le terme « bombogénèse » employé pour qualifier une bombe cyclonique. Les États-Unis en ont connu deux en 2017/2018, alors de ce type de tempête n’avait pas frappé le territoire américain depuis 1993.

Les états qui doivent faire face à ces crises ont pleinement conscience de l’impact du changement climatique et de ses retombées potentielles sur les communautés locales. Dans ce contexte, en réponse au retrait de l’administration Trump de l’Accord de Paris, plusieurs états ont lancé la Climate Change Alliance (alliance pour le changement climatique). La Californie, Washington et New York sont à l’origine de l’initiative et ont été rejoints par 13 autres états (sans tenir compte de Porto Rico). L’initiative vise à atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris, et à réduire les émissions de 26% à 28% d’ici 2025, depuis les niveaux de 2015.

Le PIB de ces états les place sur des niveaux comparables à de nombreux pays. Par exemple, le PIB de la Californie équivaut à peu près à celui de la France, tandis que le PIB de l’état de New York est proche de celui du Canada. Ces états disposent également de leurs propres constitutions, d’autorités législatives dédiées et de leur propre système fiscal. Pour financer les projets d’infrastructures, qui incluent notamment les projets axés sur le changement climatique, ces états émettent des obligations.

Ces obligations, qualifiées de « municipales », présentent des profils très variés et ont d’ores et déjà été utilisées pour financer une très grande quantité de projets de maintenance et renouvellement d’infrastructures aux États-Unis. Le marché des obligations municipales, qui s’élève à 3 800 milliards USD, représente près de la moitié de la taille du marché des obligations d’entreprises américaines. Dans le contexte marqué par la poursuite, voire la démultiplication, des enjeux liés au changement climatique, il est peu probable que la taille de ce marché diminue.

Dan Rabasco, responsable gestion obligataire “Tax Sensitive” – Standish

 

Ces douze derniers mois, les États-Unis ont connu de nombreux événements et catastrophes climatiques majeurs. Le pays affiche à son compteur trois ouragans : Harvey au Texas, Irma en Floride et Maria à Porto Rico. Les dégâts occasionnés par ces trois ouragans avoisinent 203 mds USD. Ces événements ont un impact sur les économies locales, les infrastructures des communautés ainsi … en savoir plus

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Le tabac : une success story brûlante ?

Le secteur a de toute évidence connu son lot de défis, mais le tabac reste un pari attrayant pour les investisseurs. À l’heure actuelle, malgré les nombreuses difficultés rencontrées par les entreprises du secteur, dont une série de poursuites judiciaires, l’interdiction en matière de publicité, les restrictions imposées aux fumeurs et même l’obligation de recourir à des emballages neutres, l’industrie du tabac est en passe de se réinventer avec l’émergence des cigarettes électroniques et des produits de tabac chauffé.

Selon nous, ces nouveaux produits pourraient contribuer à induire un point d’inflexion pour l’industrie, en offrant une voie de sortie aux fumeurs souhaitant renoncer aux cigarettes combustibles si nocives, tout en permettant aux entreprises du secteur d’exploiter une nouvelle source de revenus au travers d’une offre moins néfaste pour la santé.

En cas de succès, les producteurs de tabac devraient rester durablement au sommet d’un marché marqué par une concurrence limitée et, par voie de conséquence, une rentabilité extrêmement robuste. D’après notre scénario optimiste, les fumeurs devraient opérer un arbitrage entre les risques et les avantages de leur habitude, et se reporter en masse sur les produits de nouvelle génération. En effet, la réduction significative de la nocivité de ces nouveaux produits pourrait les inciter à conserver leur habitude, impliquant une stabilisation, voire une hausse, des volumes agrégés de cigarettes combustibles et de produits de nouvelle génération.

Amy Chamberlain – analyste monde, Newton

Le secteur a de toute évidence connu son lot de défis, mais le tabac reste un pari attrayant pour les investisseurs. À l’heure actuelle, malgré les nombreuses difficultés rencontrées par les entreprises du secteur, dont une série de poursuites judiciaires, l’interdiction en matière de publicité, les restrictions imposées aux fumeurs et même l’obligation de recourir à des emballages neutres, l’industrie … en savoir plus

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La volatilité positive pour la génération d’alpha ?

En 2017, l’économie mondiale a connu une transition, sortant d’une période de croissance atone, avec les États-Unis en figure de proue, pour se diriger vers un rebond global plus synchronisé. Grâce à la stabilité de l’inflation, les bénéfices des entreprises ont enregistré une forte hausse, soutenant les marchés d’actions et de crédit. Par ailleurs, cet environnement a contribué à limiter la volatilité, qui a touché des points bas historiques durant la période.

Pour le moment, l’année 2018 s’avère quelque peu plus difficile pour certains investisseurs. La volatilité a vivement rebondi au premier trimestre. Elle a été ravivée par le débouclage des produits exposés à la volatilité et attisée par la perspective d’une guerre commerciale ainsi que la vague de prise de profits sur les valeurs technologiques américaines.

Des pics imprévus de volatilité s’avèrent souvent douloureux à court terme, mais ils peuvent également s’accompagner d’opportunités. Bien que généralement de courte durée, la crainte de subir des pertes déclenche une baisse de l’appétit pour le risque, et les marchés de dérivés sont pris d’assaut par les investisseurs cherchant à se couvrir. Les primes de risque intégrées dans la valorisation des options peuvent ainsi s’envoler, générant un environnement plus favorable à la performance des stratégies alternatives basées sur des options.

Steve Waddington, gérant chez Insight Investment – société de gestion de BNY Mellon

En 2017, l’économie mondiale a connu une transition, sortant d’une période de croissance atone, avec les États-Unis en figure de proue, pour se diriger vers un rebond global plus synchronisé. Grâce à la stabilité de l’inflation, les bénéfices des entreprises ont enregistré une forte hausse, soutenant les marchés d’actions et de crédit. Par ailleurs, cet environnement a contribué à limiter … en savoir plus

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La fin annoncée du secteur de la distribution ?

Une tendance émerge clairement parmi les consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à préférer les expériences aux possessions matérielles. Or, cette tendance commence à avoir un impact sur la performance de certains secteurs. Plusieurs marques connues du secteur de la distribution en ont récemment fait les frais au Royaume-Uni et ont été placées en redressement judiciaire. D’autres acteurs ont été contraints de demander l’ouverture d’une procédure de sauvegarde (Company Voluntary Agreement) en vue de négocier des accords avec leurs créanciers et de tenter d’obtenir des conditions de bail plus favorables sur leurs points de vente.

Le secteur de la restauration n’a pas été épargné par la baisse des dépenses de consommation discrétionnaire. Bien que la croissance affichée par le secteur dans son ensemble puisse sembler quelque peu contre-intuitive face aux nouvelles qui ont fait la une ces derniers mois, il convient de souligner que ce sont essentiellement les chaînes de restaurants qui s’adressent à la classe moyenne qui ont été les plus affectées. Nous observons un intérêt grandissant de la part des consommateurs pour une alimentation plus saine et une restauration plus informelle ou expérimentale ainsi qu’une attention accrue à l’origine et au caractère durable des aliments.

Ces tendances ne concernent pas uniquement le Royaume-Uni et se manifestent également dans d’autres régions, notamment dans le secteur du prêt-à-porter et de la chaussure aux États-Unis qui montre des signes de faiblesse. Selon nous, cette évolution devrait se concrétiser dans différents pays à un rythme distinct, mais pour le moment la préférence pour les expériences par rapport aux biens matériels reste clairement un phénomène propre au monde développé.

Anna Martinez, équipe de gestion obligataire de Newton – société de gestion de BNY Mellon

Une tendance émerge clairement parmi les consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à préférer les expériences aux possessions matérielles. Or, cette tendance commence à avoir un impact sur la performance de certains secteurs. Plusieurs marques connues du secteur de la distribution en ont récemment fait les frais au Royaume-Uni et ont été placées en redressement judiciaire. D’autres acteurs … en savoir plus

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Une révolution industrielle synonyme de 421 mds USD d’économies par an

L’industrie 4.0 (c’est ainsi que nous avons baptisé la quatrième révolution industrielle) repose sur l’utilisation de technologies intelligentes pour améliorer les processus de fabrication, les rendant ce faisant plus efficaces et plus adaptables aux attentes des consommateurs. Cette révolution est annonciatrice d’une intégration accrue de l’automatisation, des données, des outils analytiques et des processus de fabrication et elle laisse entrevoir l’émergence de nouveaux business models et d’exploitation. Les ordinateurs seront couplés à la robotique dans le cadre d’une approche totalement novatrice au sein « d’usines intelligentes ». Les robots seront connectés à distance à des systèmes numériques dotés d’algorithmes d’apprentissage autonome. Ces systèmes analyseront l’information issue des points de vente et contrôleront la ligne de production, en vue de prendre des décisions avec une intervention humaine réduite au minimum.

À l’avenir, les lignes de production n’impliqueront qu’une fraction des personnes actuellement requises pour leur fonctionnement. Aussi, la nécessité de localiser la production dans des régions à faible coût salarial sera de moins en moins importante. La demande d’ingénieurs informatiques capables d’opérer sur les sites des systèmes de plus en plus complexes risque également de supplanter la demande de main-d’œuvre traditionnelle.

Dans ce contexte, l’industrie 4.0 pourrait bien se traduire par un investissement accru dans la production au sein même de l’Europe et des États-Unis. En conséquence, le mouvement de délocalisation opéré à la fin du XXe siècle et au début du XXIe en faveur de pays à bas salaires, tels que le Mexique et le Bangladesh, pourrait s’inverser. Une révolution d’une telle ampleur donnera inévitablement lieu à une redistribution économique entre les pays, mais également entre le facteur travail et le facteur capital, et c’est justement là que réside le principal potentiel à long terme de l’industrie 4.0.

Équipe Global Leaders de Walter Scott, société de gestion de BNY Mellon

L’industrie 4.0 (c’est ainsi que nous avons baptisé la quatrième révolution industrielle) repose sur l’utilisation de technologies intelligentes pour améliorer les processus de fabrication, les rendant ce faisant plus efficaces et plus adaptables aux attentes des consommateurs. Cette révolution est annonciatrice d’une intégration accrue de l’automatisation, des données, des outils analytiques et des processus de fabrication et elle laisse entrevoir … en savoir plus

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Le risque géopolitique reste orienté à la hausse

L’analyse géopolitique est une composante essentielle de la gestion de portefeuilles, actuellement négligée par de nombreuses entreprises. Selon nous, les marchés ne reflètent pas correctement le niveau actuel et potentiel de risque géopolitique mondial, résultant de distorsions telles que les injections de liquidité de la part des banques centrales. Cette récente tendance à la complaisance à l’égard des risques géopolitiques s’explique également par la montée en puissance des ETF (fonds indiciels cotés), qui ont eu pour effet d’exagérer l’orientation des flux de capitaux au profit des actions. Cependant, en réponse aux derniers événements géopolitiques, les récents mouvements de cours des actifs perçus comme reflétant l’aversion au risque politique, notamment l’or, le franc suisse, le yen japonais ainsi que l’indice « Défense » (Dow Jones US Select Aerospace & Defense), s’accentuent de plus en plus. En bref, les risques géopolitiques commencent à être reconnus, et nous pensons que les gérants actifs d’actions seront bien positionnés pour en tirer profit tout en évitant les écueils.

Jim Lydotes, gérant de portefeuilles, et Richard Bullock, analyste senior – BNY Mellon Asset Management North America

L’analyse géopolitique est une composante essentielle de la gestion de portefeuilles, actuellement négligée par de nombreuses entreprises. Selon nous, les marchés ne reflètent pas correctement le niveau actuel et potentiel de risque géopolitique mondial, résultant de distorsions telles que les injections de liquidité de la part des banques centrales. Cette récente tendance à la complaisance à l’égard des risques géopolitiques … en savoir plus

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Qui sort gagnant d’une guerre commerciale ?

Personne ne sort gagnant d’une guerre commerciale. Naturellement, les pays exportateurs sont directement pénalisés, mais les pays importateurs ont également fort à perdre. La raison pour laquelle personne ne sort victorieux d’une guerre commerciale tient au fait qu’elle entraîne généralement un phénomène de substitution au profit de biens plus chers. En effet, une guerre commerciale a pour conséquence de supprimer, au détriment du consommateur, les gains d’efficacité réalisés grâce à l’expansion des chaînes d’approvisionnement mondiales. Sans avoir à remonter bien loin, il suffit de se rappeler la dernière fois que des droits de douane ont été imposés au sein du secteur de l’acier, en 2002, pour constater les dommages potentiels. À la suite d’une série de fermetures d’usines et de la hausse des importations, le président Bush avait décidé de taxer certains produits en acier. L’impact net de cette décision sur l’emploi au sein de l’industrie de l’acier a certes été très limité, mais les entreprises qui utilisaient l’acier dans leur cycle de production ont enregistré au total environ 200 000 pertes d’emplois (contre les 180 000 salariés employés dans le secteur de la production d’acier à l’époque aux États-Unis)[1].

L’instauration de ces barrières douanières a eu pour effet d’augmenter les coûts de production des entreprises manufacturières aux États-Unis, en particulier les plus petites, et d’éroder leur rentabilité. Incapables d’augmenter leurs prix, ces entreprises autrefois rentables ont été contraintes de réduire leur production et, par la force des choses, leur main d’œuvre. Malgré la volonté affichée de rapatrier des emplois perdus au profit de pays étrangers grâce à l’instauration de barrières douanières et commerciales, de telles mesures se soldent généralement au niveau local par une hausse des prix et des licenciements.

Brendan Mulhern, stratégiste – Newton, société de gestion de BNY Mellon

[1]Trade Partnership Worldwide study. The Unintended Consequences of U.S. Steel Import Tariffs: A Quantification of the Impact During 2002, 7 février 2003.

Personne ne sort gagnant d’une guerre commerciale. Naturellement, les pays exportateurs sont directement pénalisés, mais les pays importateurs ont également fort à perdre. La raison pour laquelle personne ne sort victorieux d’une guerre commerciale tient au fait qu’elle entraîne généralement un phénomène de substitution au profit de biens plus chers. En effet, une guerre commerciale a pour conséquence de supprimer, … en savoir plus

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L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ?

L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ?

Du point de vue purement économique, nous sommes d’avis que l’Espagne a quitté la périphérie de l’Europe pour rejoindre le groupe des pays semi-core de la zone euro. D’après le FMI, le potentiel de croissance de l’Espagne serait passé de 0% en 2014 à 1,5% cette année. À cet égard, les réformes structurelles amorcées début 2009 ont clairement contribué à améliorer la compétitivité et renforcer le potentiel de croissance du pays.

En outre, et de manière plus importante, il est fort probable que le marché valorise favorablement l’Espagne au cours de l’année à venir. La revue de la notation de l’Espagne, actuellement de BBB+ assortie d’une perspective positive, par S&P le 23 mars 2018, pourrait bien y contribuer.

Les perspectives de croissance restent robustes, tandis que les tensions entre la Catalogne et Madrid se sont quelque peu apaisées. Dans ce contexte, les risques macroéconomiques nous semblent avoir suffisament reculé pour inciter l’agence de notation à revoir la note de l’Espagne à la hausse, à A-. Avec deux notations de catégorie A (Fitch a revu à la hausse à A- la note du pays le 19 janvier dernier), le marché devrait très probablement commencer à valoriser l’Espagne comme les autres crédits souverains notés A.

Rebecca Braeu, BNY Mellon AMNA

L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ? Du point de vue purement économique, nous sommes d’avis que l’Espagne a quitté la périphérie de l’Europe pour rejoindre le groupe des pays semi-core de la zone euro. D’après le FMI, le potentiel de croissance de l’Espagne serait passé de 0% en 2014 à 1,5% cette année. À cet égard, les réformes … en savoir plus

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