La volatilité positive pour la génération d’alpha ?

En 2017, l’économie mondiale a connu une transition, sortant d’une période de croissance atone, avec les États-Unis en figure de proue, pour se diriger vers un rebond global plus synchronisé. Grâce à la stabilité de l’inflation, les bénéfices des entreprises ont enregistré une forte hausse, soutenant les marchés d’actions et de crédit. Par ailleurs, cet environnement a contribué à limiter la volatilité, qui a touché des points bas historiques durant la période.

Pour le moment, l’année 2018 s’avère quelque peu plus difficile pour certains investisseurs. La volatilité a vivement rebondi au premier trimestre. Elle a été ravivée par le débouclage des produits exposés à la volatilité et attisée par la perspective d’une guerre commerciale ainsi que la vague de prise de profits sur les valeurs technologiques américaines.

Des pics imprévus de volatilité s’avèrent souvent douloureux à court terme, mais ils peuvent également s’accompagner d’opportunités. Bien que généralement de courte durée, la crainte de subir des pertes déclenche une baisse de l’appétit pour le risque, et les marchés de dérivés sont pris d’assaut par les investisseurs cherchant à se couvrir. Les primes de risque intégrées dans la valorisation des options peuvent ainsi s’envoler, générant un environnement plus favorable à la performance des stratégies alternatives basées sur des options.

Steve Waddington, gérant chez Insight Investment – société de gestion de BNY Mellon

En 2017, l’économie mondiale a connu une transition, sortant d’une période de croissance atone, avec les États-Unis en figure de proue, pour se diriger vers un rebond global plus synchronisé. Grâce à la stabilité de l’inflation, les bénéfices des entreprises ont enregistré une forte hausse, soutenant les marchés d’actions et de crédit. Par ailleurs, cet environnement a contribué à limiter … en savoir plus

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La fin annoncée du secteur de la distribution ?

Une tendance émerge clairement parmi les consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à préférer les expériences aux possessions matérielles. Or, cette tendance commence à avoir un impact sur la performance de certains secteurs. Plusieurs marques connues du secteur de la distribution en ont récemment fait les frais au Royaume-Uni et ont été placées en redressement judiciaire. D’autres acteurs ont été contraints de demander l’ouverture d’une procédure de sauvegarde (Company Voluntary Agreement) en vue de négocier des accords avec leurs créanciers et de tenter d’obtenir des conditions de bail plus favorables sur leurs points de vente.

Le secteur de la restauration n’a pas été épargné par la baisse des dépenses de consommation discrétionnaire. Bien que la croissance affichée par le secteur dans son ensemble puisse sembler quelque peu contre-intuitive face aux nouvelles qui ont fait la une ces derniers mois, il convient de souligner que ce sont essentiellement les chaînes de restaurants qui s’adressent à la classe moyenne qui ont été les plus affectées. Nous observons un intérêt grandissant de la part des consommateurs pour une alimentation plus saine et une restauration plus informelle ou expérimentale ainsi qu’une attention accrue à l’origine et au caractère durable des aliments.

Ces tendances ne concernent pas uniquement le Royaume-Uni et se manifestent également dans d’autres régions, notamment dans le secteur du prêt-à-porter et de la chaussure aux États-Unis qui montre des signes de faiblesse. Selon nous, cette évolution devrait se concrétiser dans différents pays à un rythme distinct, mais pour le moment la préférence pour les expériences par rapport aux biens matériels reste clairement un phénomène propre au monde développé.

Anna Martinez, équipe de gestion obligataire de Newton – société de gestion de BNY Mellon

Une tendance émerge clairement parmi les consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à préférer les expériences aux possessions matérielles. Or, cette tendance commence à avoir un impact sur la performance de certains secteurs. Plusieurs marques connues du secteur de la distribution en ont récemment fait les frais au Royaume-Uni et ont été placées en redressement judiciaire. D’autres acteurs … en savoir plus

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Une révolution industrielle synonyme de 421 mds USD d’économies par an

L’industrie 4.0 (c’est ainsi que nous avons baptisé la quatrième révolution industrielle) repose sur l’utilisation de technologies intelligentes pour améliorer les processus de fabrication, les rendant ce faisant plus efficaces et plus adaptables aux attentes des consommateurs. Cette révolution est annonciatrice d’une intégration accrue de l’automatisation, des données, des outils analytiques et des processus de fabrication et elle laisse entrevoir l’émergence de nouveaux business models et d’exploitation. Les ordinateurs seront couplés à la robotique dans le cadre d’une approche totalement novatrice au sein « d’usines intelligentes ». Les robots seront connectés à distance à des systèmes numériques dotés d’algorithmes d’apprentissage autonome. Ces systèmes analyseront l’information issue des points de vente et contrôleront la ligne de production, en vue de prendre des décisions avec une intervention humaine réduite au minimum.

À l’avenir, les lignes de production n’impliqueront qu’une fraction des personnes actuellement requises pour leur fonctionnement. Aussi, la nécessité de localiser la production dans des régions à faible coût salarial sera de moins en moins importante. La demande d’ingénieurs informatiques capables d’opérer sur les sites des systèmes de plus en plus complexes risque également de supplanter la demande de main-d’œuvre traditionnelle.

Dans ce contexte, l’industrie 4.0 pourrait bien se traduire par un investissement accru dans la production au sein même de l’Europe et des États-Unis. En conséquence, le mouvement de délocalisation opéré à la fin du XXe siècle et au début du XXIe en faveur de pays à bas salaires, tels que le Mexique et le Bangladesh, pourrait s’inverser. Une révolution d’une telle ampleur donnera inévitablement lieu à une redistribution économique entre les pays, mais également entre le facteur travail et le facteur capital, et c’est justement là que réside le principal potentiel à long terme de l’industrie 4.0.

Équipe Global Leaders de Walter Scott, société de gestion de BNY Mellon

L’industrie 4.0 (c’est ainsi que nous avons baptisé la quatrième révolution industrielle) repose sur l’utilisation de technologies intelligentes pour améliorer les processus de fabrication, les rendant ce faisant plus efficaces et plus adaptables aux attentes des consommateurs. Cette révolution est annonciatrice d’une intégration accrue de l’automatisation, des données, des outils analytiques et des processus de fabrication et elle laisse entrevoir … en savoir plus

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Le risque géopolitique reste orienté à la hausse

L’analyse géopolitique est une composante essentielle de la gestion de portefeuilles, actuellement négligée par de nombreuses entreprises. Selon nous, les marchés ne reflètent pas correctement le niveau actuel et potentiel de risque géopolitique mondial, résultant de distorsions telles que les injections de liquidité de la part des banques centrales. Cette récente tendance à la complaisance à l’égard des risques géopolitiques s’explique également par la montée en puissance des ETF (fonds indiciels cotés), qui ont eu pour effet d’exagérer l’orientation des flux de capitaux au profit des actions. Cependant, en réponse aux derniers événements géopolitiques, les récents mouvements de cours des actifs perçus comme reflétant l’aversion au risque politique, notamment l’or, le franc suisse, le yen japonais ainsi que l’indice « Défense » (Dow Jones US Select Aerospace & Defense), s’accentuent de plus en plus. En bref, les risques géopolitiques commencent à être reconnus, et nous pensons que les gérants actifs d’actions seront bien positionnés pour en tirer profit tout en évitant les écueils.

Jim Lydotes, gérant de portefeuilles, et Richard Bullock, analyste senior – BNY Mellon Asset Management North America

L’analyse géopolitique est une composante essentielle de la gestion de portefeuilles, actuellement négligée par de nombreuses entreprises. Selon nous, les marchés ne reflètent pas correctement le niveau actuel et potentiel de risque géopolitique mondial, résultant de distorsions telles que les injections de liquidité de la part des banques centrales. Cette récente tendance à la complaisance à l’égard des risques géopolitiques … en savoir plus

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Qui sort gagnant d’une guerre commerciale ?

Personne ne sort gagnant d’une guerre commerciale. Naturellement, les pays exportateurs sont directement pénalisés, mais les pays importateurs ont également fort à perdre. La raison pour laquelle personne ne sort victorieux d’une guerre commerciale tient au fait qu’elle entraîne généralement un phénomène de substitution au profit de biens plus chers. En effet, une guerre commerciale a pour conséquence de supprimer, au détriment du consommateur, les gains d’efficacité réalisés grâce à l’expansion des chaînes d’approvisionnement mondiales. Sans avoir à remonter bien loin, il suffit de se rappeler la dernière fois que des droits de douane ont été imposés au sein du secteur de l’acier, en 2002, pour constater les dommages potentiels. À la suite d’une série de fermetures d’usines et de la hausse des importations, le président Bush avait décidé de taxer certains produits en acier. L’impact net de cette décision sur l’emploi au sein de l’industrie de l’acier a certes été très limité, mais les entreprises qui utilisaient l’acier dans leur cycle de production ont enregistré au total environ 200 000 pertes d’emplois (contre les 180 000 salariés employés dans le secteur de la production d’acier à l’époque aux États-Unis)[1].

L’instauration de ces barrières douanières a eu pour effet d’augmenter les coûts de production des entreprises manufacturières aux États-Unis, en particulier les plus petites, et d’éroder leur rentabilité. Incapables d’augmenter leurs prix, ces entreprises autrefois rentables ont été contraintes de réduire leur production et, par la force des choses, leur main d’œuvre. Malgré la volonté affichée de rapatrier des emplois perdus au profit de pays étrangers grâce à l’instauration de barrières douanières et commerciales, de telles mesures se soldent généralement au niveau local par une hausse des prix et des licenciements.

Brendan Mulhern, stratégiste – Newton, société de gestion de BNY Mellon

[1]Trade Partnership Worldwide study. The Unintended Consequences of U.S. Steel Import Tariffs: A Quantification of the Impact During 2002, 7 février 2003.

Personne ne sort gagnant d’une guerre commerciale. Naturellement, les pays exportateurs sont directement pénalisés, mais les pays importateurs ont également fort à perdre. La raison pour laquelle personne ne sort victorieux d’une guerre commerciale tient au fait qu’elle entraîne généralement un phénomène de substitution au profit de biens plus chers. En effet, une guerre commerciale a pour conséquence de supprimer, … en savoir plus

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L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ?

L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ?

Du point de vue purement économique, nous sommes d’avis que l’Espagne a quitté la périphérie de l’Europe pour rejoindre le groupe des pays semi-core de la zone euro. D’après le FMI, le potentiel de croissance de l’Espagne serait passé de 0% en 2014 à 1,5% cette année. À cet égard, les réformes structurelles amorcées début 2009 ont clairement contribué à améliorer la compétitivité et renforcer le potentiel de croissance du pays.

En outre, et de manière plus importante, il est fort probable que le marché valorise favorablement l’Espagne au cours de l’année à venir. La revue de la notation de l’Espagne, actuellement de BBB+ assortie d’une perspective positive, par S&P le 23 mars 2018, pourrait bien y contribuer.

Les perspectives de croissance restent robustes, tandis que les tensions entre la Catalogne et Madrid se sont quelque peu apaisées. Dans ce contexte, les risques macroéconomiques nous semblent avoir suffisament reculé pour inciter l’agence de notation à revoir la note de l’Espagne à la hausse, à A-. Avec deux notations de catégorie A (Fitch a revu à la hausse à A- la note du pays le 19 janvier dernier), le marché devrait très probablement commencer à valoriser l’Espagne comme les autres crédits souverains notés A.

Rebecca Braeu, BNY Mellon AMNA

L’Espagne s’apprête-t-elle à rejoindre la cour des grands ? Du point de vue purement économique, nous sommes d’avis que l’Espagne a quitté la périphérie de l’Europe pour rejoindre le groupe des pays semi-core de la zone euro. D’après le FMI, le potentiel de croissance de l’Espagne serait passé de 0% en 2014 à 1,5% cette année. À cet égard, les réformes … en savoir plus

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Inflation au Royaume-Uni

Quelle a été l’évolution des prix des vêtements au Royaume-Uni au cours des dix dernières années ?

De prime abord, la réponse à cette question pourrait sembler évidente : il suffit de regarder l’inflation. Or, les méthodes de calcul de l’inflation sont loin d’être homogènes. En effet, elles peuvent recourir à des formules distinctes pour calculer l’évolution des prix et, par conséquent, aboutir à des résultats bien différents. Il est généralement admis au Royaume-Uni que le RPI (Retail Price Index ou indice des prix de vente) se distingue du CPI (Consumer Price Index ou indice des prix à la consommation), dans la mesure où le RPI inclut le coût du logement sous la forme de la taxe locale et du paiement des intérêts des emprunts immobiliers. Cependant, les différences entre ces deux indices sont plus profondes. Par exemple, lorsque l’on compare les prix des vêtements et des chaussures sur les vingt dernières années, les indices CPI et RPI montrent tous deux une baisse des prix sur les dix premières années avant de diverger significativement sur le reste de la période. Cette divergence s’explique par la méthode de calcul retenue pour ces deux indices. Le RPI s’appuie sur la formule dite « Carli » pour environ 30% des prix qu’il mesure (notamment ceux des vêtements et des chaussures). Or, cette formule a fait l’objet de critiques car elle gonflerait l’effet des données de l’inflation. En outre, même la lecture baissière commune de ces deux indices sur la première partie de la période sous revue est discutable ! La BoE) a ainsi déclaré que l’inflation annuelle des prix à la consommation (CPI) pourrait avoir été sous-estimée de près de 0,3% par an entre 1997 et 2009. Cet écart s’expliquerait par le fait que les données intégraient les baisses de prix résultant des soldes saisonnières du secteur du prêt-à-porter et des chaussures, mais pas le retour à la normale des prix à l’issue des périodes de soldes. À la suite de cette constatation, la méthodologie a été modifiée début 2010. Alors même que l’inflation se situe dans le haut de la fourchette de tolérance de la BoE, le Comité de politique monétaire devra décider de la rapidité avec laquelle il conviendra de relever les taux d’intérêt. À cet égard, un enjeu essentiel de leur mission consiste à maîtriser en profondeur ces spécificités du calcul de l’inflation.

Steve Waddington – Insight, société de gestion de BNY Mellon

Quelle a été l’évolution des prix des vêtements au Royaume-Uni au cours des dix dernières années ? De prime abord, la réponse à cette question pourrait sembler évidente : il suffit de regarder l’inflation. Or, les méthodes de calcul de l’inflation sont loin d’être homogènes. En effet, elles peuvent recourir à des formules distinctes pour calculer l’évolution des prix et, … en savoir plus

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Games of drones : un marché en forte croissance

Jusqu’à encore récemment, les drones ou aéronefs sans pilote (unmanned aerial vehicles ou « UAV ») étaient généralement connus pour leur utilisation militaire ou, pour les modèles réduits, comme jouets pour enfants. Désormais, grâce aux avancées technologiques, les drones ont des applications très diverses, notamment dans les domaines de l’agriculture, l’inspection industrielle, la cartographie et les opérations de reconnaissance et de sauvetage. Les drones à usage commercial sont en passe de représenter des enjeux économiques majeurs.

De nombreux drones sont actuellement équipés de capteurs infrarouges qui leur permettent de « voir » les sources de chaleur sur de grandes distances. Dans le cadre d’opérations de reconnaissance, de sauvetage et de premiers secours, cette technologie pourrait contribuer à la rapidité et à l’efficacité des recherches. Ces nouveaux capteurs infrarouges contribuent également à élargir l’application des drones au-delà des domaines traditionnels pour toucher la quasi-totalité des secteurs. Par exemple, dans le secteur de l’énergie, les entreprises peuvent recourir aux drones pour inspecter les pipelines et les centrales solaires afin de prévenir les fuites et d’accroître l’efficacité des équipements. Les entreprises des secteurs du transport et des infrastructures peuvent également procéder à des vérifications de leur matériel vieillissant dans un objectif d’amélioration de la sécurité. Les applications agricoles et minières peuvent contribuer à augmenter les rendements et réduire les coûts, grâce à l’amélioration des techniques de cartographie.

La sophistication accrue et le développement de l’usage des drones représentent un potentiel commercial particulièrement attrayant, tant pour les entreprises que les investisseurs familiers du secteur de la technologie. Des drones autonomes, fonctionnant en toute indépendance, sont également en cours de développement et pourraient devenir une réalité d’ici 3-5 ans. Les aéronefs sans pilote ont le potentiel d’accroître la productivité, compte tenu des gains d’efficience qui en résultent et d’une meilleure utilisation des ressources pour un moindre coût. Grâce à leur utilisation dans l’identification des risques, les drones peuvent également contribuer à réduire le nombre de catastrophes environnementales. « Le ciel est la limite » n’a jamais été aussi vrai.

Robert Zeuthen, analyste actions Small Cap Growth – The Boston Company, société de gestion de BNY Mellon

Jusqu’à encore récemment, les drones ou aéronefs sans pilote (unmanned aerial vehicles ou « UAV ») étaient généralement connus pour leur utilisation militaire ou, pour les modèles réduits, comme jouets pour enfants. Désormais, grâce aux avancées technologiques, les drones ont des applications très diverses, notamment dans les domaines de l’agriculture, l’inspection industrielle, la cartographie et les opérations de reconnaissance et … en savoir plus

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Valeurs technologiques : retour à 1999 ?

En 2017, les FANG[1] ont en moyenne enregistré une hausse de près de 50% (en USD), contre seulement 23% pour l’indice S&P 500. L’Asie a également ses propres têtes d’affiche technologiques, communément appelées BAT (Baidu, Alibaba et Tencent). À l’instar des FANG, ces valeurs ont généré des performances remarquables en 2017 (avec une hausse moyenne d’environ 80% en USD).

Sans la contribution des FANG, BAT et compagnie, les marchés tels que le S&P 500 auraient affiché une progression nettement moins exhubérante en 2017.

La dernière bulle TMT a éclaté au début du millénaire. Selon nous, les investisseurs fortement exposés aux valeurs technologiques semblent pris dans un tourbillon d’euphorie, s’imaginant de nouveau en 1999. Si, en théorie, cela ne pose pas de problème, nous préférons adopter une approche un peu moins courtermiste. Pour paraphraser Prince, l’icône immortelle de la chanson : « La vie est une fête, mais les fêtes ne sont pas censées durer éternellement. »[2]

Nick Clay, gérant actions internationales – Newton, société de gestion de BNY Mellon

[1] L’acronyme FANG renvoie aux actions de Facebook, Amazon, Netflix et Google (par la suite rebaptisé Alphabet)

[2] « Life is a party but parties weren’t meant to last », extrait tiré de la chanson 1999 de Prince, initialement sortie le 24 septembre 1982, puis sortie dans sa seconde édition le 3 novembre 1998.

En 2017, les FANG[1] ont en moyenne enregistré une hausse de près de 50% (en USD), contre seulement 23% pour l’indice S&P 500. L’Asie a également ses propres têtes d’affiche technologiques, communément appelées BAT (Baidu, Alibaba et Tencent). À l’instar des FANG, ces valeurs ont généré des performances remarquables en 2017 (avec une hausse moyenne d’environ 80% en USD). Sans … en savoir plus

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Le bon moment pour investir dans les petites capitalisations japonaises ?

Dernièrement, les actions japonaises ont eu le vent en poupe. L’indice Topix a ainsi progressé de 20,7% sur 12 mois au 31 janvier 2018. Si le marché reste orienté à la hausse, les données passées confirment que le segment des petites capitalisations (« small caps ») pourrait être un bon choix d’investissement. Une analyse comparée des performances des small caps et des grandes capitalisations de l’indice Russell/Nomura entre 1984 et 2017 suggère, en effet, que les small caps ont surperformé sur la grande majorité des périodes de hausse des marchés.

L’attrait d’une exposition aux small caps japonaises semble également évident du point de vue des corrélations. Les investisseurs exposés à la classe d’actifs bénéficient en effet de leur moindre corrélation en moyenne par rapport aux indices européens, Asie hors Japon, émergents et américains. La faiblesse des corrélations est d’autant plus marquée sur les indices small caps.

Les acteurs de marché débattent souvent de la question des alternatives lorsqu’il s’agit de diversification, mais la pertinence d’une exposition aux actions japonaises dans ce contexte est régulièrement omise. Selon nous, les investisseurs qui cherchent à diversifier leur portefeuille pourraient tirer profit d’une allocation aux small caps japonaises compte tenu de leur tendance à performer relativement indépendamment de l’évolution des autres indices actions.

Miyuki Kashima, BNY Mellon Japan

Dernièrement, les actions japonaises ont eu le vent en poupe. L’indice Topix a ainsi progressé de 20,7% sur 12 mois au 31 janvier 2018. Si le marché reste orienté à la hausse, les données passées confirment que le segment des petites capitalisations (« small caps ») pourrait être un bon choix d’investissement. Une analyse comparée des performances des small caps … en savoir plus

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